Après le Conseil Constitutionnel, la Cour de cassation confirme l’existence d’une voie de recours s’agissant des engagements proposés par les entreprises en cas de soupçon d’infraction au droit de la concurrence. Les refus de l’Autorité de la concurrence sur les engagements proposés peuvent donc être désormais frappés d’appel, de même que l’acceptation d’engagements.
L’Autorité de la concurrence a récemment infligé une amende de 13,5 millions d’euros à Sony pour avoir abusé de sa position dominante sur le marché de la fourniture de manettes de jeux vidéo pour PlayStation®4 (PS4), de fin 2015 à 2020 .
Dans une optique transactionnelle, Sony avait proposé à l’Autorité certains engagements concernant les licences consenties à des tiers pour fabriquer les manettes. L’Autorité a refusé ces engagements et poursuivi la procédure d’infraction.
Cette affaire a permis au Conseil Constitutionnel et à la Cour de cassation d’admettre que, lorsque l’Autorité refuse les engagements proposés par une entreprise pour mettre fin à des préoccupations de concurrence, cette décision puisse faire l’objet d’un recours devant la Cour d’appel de Paris.
Il y a toutefois fort à parier que ce type de recours, limité par le pouvoir discrétionnaire de l’Autorité en matière d’appréciation des engagements, n’aboutira que rarement à une censure.
Dans cet article paru dans Option Droits et Affaires, Dan Roskis et Chloé Charbeaux reviennent notamment sur :
• La procédure d’engagements, voie alternative à une sanction financière
• Le silence de la loi sur les recours contre une décision de refus d’engagements
• La fin des débats imposée par le Conseil constitutionnel et la Cour de cassation
• La portée limitée de la voie de recours
Retrouvez l’intégralité de cet article dans le N°667 d’Option Droit et Affaires (sur abonnement).
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